Village

 

Payzac est petit village de 501 habitants sur le canton de joyeuse.
L’église Saint-Pierre-aux-Liens du Moyen-Âge a honorablement résisté à l’usure du temps. Elle doit son bon état de conservation à la qualité des pierres, des lauzes qui la recouvrent, mais aussi, sans aucun doute, aux capacités techniques de ses bâtisseurs. Du pourtour de l’église, on distingue les clochers de Joyeuse, Lablachère et Notre Dame de Bon Secours. On aperçoit également, dans le lointain, le Rocher de Sampzon, proche des gorges de l’Ardèche.

L’édifice présente des parties romanes du XIIe siècle et gothiques des XVe et XVIe siècles ainsi qu’un clocher-mur du XVe siècle. La première mention documentée de l’église figure dans le cartulaire de l’abbaye bénédictine Saint-Chaffre du Monastier (Haute Loire) qui fait état des possessions de ce monastère en 1175.
La maçonnerie est faite de très belles pierres de taille en grès ocre, rose et gris extraites dans une carrière locale, taillées et disposées avec soin en moyen appareil. Un grand nombre de ces pierres portent les marques des tâcherons qui les ont façonnées. De remarquables exemplaires de ces signatures, gravées dans la pierre en vue de la rémunération des ouvriers, sont encore visibles dans les murs extérieurs sud-ouest et de l’abside. L’église de Payzac est orientée, comme la plupart des églises latines, le chevet tourné vers l’est, la façade tourné vers l’ouest.
Chapelle funéraire Notre-Dame des sept douleurs.
La Chapelle funéraire Notre-Dame des sept douleurs est un caveau surmonté d’une chapelle (consacrée en 1860) appartenant à la famille Chaurand résidant au château des Chanels. Amand Chaurand, baron héréditaire des États pontificaux, a fait édifier ce tombeau sur un terrain privé qui était situé à l’extrémité du cimetière, dans l’axe de l’autel de l’église paroissiale. L’architecte lyonnais Pierre Bossan, auteur de nombreuses églises et basiliques dont la Basilique Notre-Dame de Fourvière et la Basilique Saint-Régis de Lalouvesc en a dessiné les plans et sa construction s’est échelonnée de 1852 à 1865.
La Statuaire et les motifs en terre cuite des onze premières stations du chemin de croix semi-circulaire sont l’oeuvre du sculpteur lyonnais Joseph-Hugues Fabisch à qui l’on doit notamment la Vierge dorée de la chapelle de la Basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon et la Vierge à l’enfant de la Basilique de l’Immaculée-Conception de Lourdes, en Marbre de Carrare, d’une hauteur 183 centimètres. La douzième station, sur le toit, glorifie le christ en croix entouré de sa mère et de son ami Jean; La treizième est une Pieta placée dans le tympan du portail; la quatorzième et dernière représente un gisant du Christ installé sous l’autel. Les grilles dressées entre les stations illustrent d’autres scènes de la Passion du Christ.


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